En proposant à madame de Hansfeld de répondre pour elle à M. deBrévannes au sujet de l'entrevue qui devait avoir lieu auJardin-des-Plantes, non seulement Iris empêchait la princesse decommettre un acte imprudent, mais, à l'insu de celle-ci, elle la rendaitcomplice d'un projet diabolique.
On se souvient sans doute d'un livre noir dont Iris avait parlé à M.de Brévannes, et dans lequel, disait-elle, la princesse écrivait presquechaque jour ses plus secrètes pensées.
Rien n'était plus faux.
Jamais Paula n'avait possédé un livre pareil; mais il importait auprojet d'Iris que M. de Brévannes crût à ce mensonge, et il devait ycroire en reconnaissant dans ce livre une écriture pareille à celle dubillet que madame de Hansfeld lui avait fait remettre.
On s'étonnera peut-être de la profonde dissimulation d'Iris et del'opiniâtre et ténébreuse audace de ses desseins. On comprendrapeut-être aussi difficilement son affection sauvage, sa jalousiefurieuse, qui tournaient presque à une monomanie féroce.
Malheureusement, les faits principaux de cette histoire, les traitssaillants du caractère d'Iris sont d'une grande réalité.
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